J-M Thommen/2

Les migrations de Jean-Marc Thommen

Après son exposition à l’hôtel Elysées Mermoz, Jean-Marc Thommen a participé à un Salon d’art Contemporain à Séoul en Corée du Sud durant l’été 2010 (SINAF 2010). A cette occasion une édition fut publiée contenant une douzaine de reproductions couleur de ses œuvres, ainsi qu’une note personnelle faisant office d’introduction. Il nous la livre ci-dessous.

Œuvres sur papier
«Le papier procure des ressources que je ne connais pas sur la toile: sa surface souple, lisse et absorbante prête à des gestes dont je mesure les limites. C’est l’endroit d’une économie d’actions, alliant l’usage simultané du pinceau et du crayon sur l’un des supports les plus minces dont dispose le peintre. Sitôt maculée, la feuille originelle mue en un «volume couleur» opaque ou modulé. Ici viennent se loger lignes, tracés et brossages. Ce sont des dessins brefs, produits d’un souffle plutôt que d’une idée. Reproduits pour cette publication, les plus récents d’entre eux proposent de découvrir leurs différences: certains foisonnants, d’autres épurés, ils partagent l’unique vocation à «être là». Gilles Deleuze disait qu’avant de peindre «le peintre n’a pas à remplir une surface blanche, il aurait plutôt à vider, désencombrer, nettoyer» («Logique de la sensation»). Je reconnais cette épreuve préliminaire à chaque nouveau dessin. Sur le papier, l’addition du pinceau et du crayon se soustrait également au monde des images.»
– JMT (juin 2010).

Quelques mois plus tard, une société privée parisienne (SGFGAS Paris) lui a passé commande de 4 tableaux de grande taille pour leurs bureaux. Ce fut pour l’artiste l’occasion de revenir à des formats qu’il n’avait plus abordé depuis quelques mois.

2011: la Suisse et l’Allemagne pour destination

En janvier 2011, Jean-Marc Thommen a participé au jubilé d’un centre d’art en Suisse allemande (Forum Vebikus à Schaffhausen). Les participants devaient produire un objet libre mais de taille réduite. Il a ainsi imaginé un cylindre rouge, inséré entre deux éléments en bois et intitulé «Paris/Schaffhausen». Déroulé manuellement, cet objet fonctionne comme une bobine de papiers colorés longue de 9 mètres et 66 centimètres. C’est la distance au 1/50e qui sépare la ville de Schaffhausen de l’adresse parisienne de l’artiste. L’ensemble est notamment constitué de chutes de papier, extraites de dessins récents du peintre.

Paris/Schaffhausen.

Enfin, au printemps dernier, il a exposé en Allemagne à la toute récente Galerie Uhn (Koenigstein), à proximité de Francfort. Une douzaine de grands dessins et deux grands tableaux y étaient montrés. C’était par ailleurs la première fois qu’il montrait son travail dans ce pays qui lui est cher. Les œuvres furent ensuite déplacées au sein du conservatoire de musique de Kronberg, où une série de tableaux de Soo Kyoung Lee était également exposée (visible jusqu’au 27 novembre 2011). Rappelons que cette dernière a également exposé à l’Elysées Mermoz.

«Tableaux d’une exposition» Auditorium du conservatoire de musique de Kronberg (Allemagne). Octobre 2011.

Vue d’atelier (avril 2011).

Voir notre article sur l’exposition de Jean-Marc Thommen à l’hôtel Elysées Mermoz.