Humour noir : Peintures 2011-2013

L’Hôtel Elysées Mermoz présente une exposition de peintures récentes d’Olivier Breuil du 25 avril au 23 juin 2013. Le texte ci-dessous a été écrit à cette occasion :

“Tout a été dit cent fois

Et beaucoup mieux que par moi

Aussi quand j’écris des vers

C’est que ça m’amuse

C’est que ça m’amuse

C’est que ça m’amuse et je vous chie au nez”  (Boris Vian)

Et le peintre aussi se demande ce qu’il pourrait dire, et de quelle manière. Sa manière est dans le choix des éléments qui constituent le tableau : ses dimensions, l’épaisseur du chassis, le type de toile, la façon de la préparer, les pinceaux utilisés, les couleurs, la qualité de la peinture, sa transparence, sa brillance… et surtout par la manière dont la peinture est appliquée. Toutes ces décisions faites avant et pendant le travail du tableau disent la peinture différement et révèlent l’esprit de celui qui l’a peint. Tout a été dit cent fois, et la peinture permet de continuer à le dire à l’infini.

Ce qui “m’amuse” c’est de produire un impact visuel fort et immédiat, de provoquer l’étonnement, un sourire de surprise, une incomprehension face à ce qui se présente et que l’esprit n’arrive pas à saisir. Faire aussi en sorte que le regard circule sans se figer, laisser l’esprit vagabonder, passer partout sur la toile et rebondir sans s’arrêter.

J’accepte de ne pas peindre ce que j’avais en tête au départ. Je prends parfois la bifurcation qui se présente, un “raté” ou une forme trop évidente, parce qu’elle me surprend et qu’elle fonctionne. Je guète l’étonnement, je suis à l’affût, j’observe ce qui se produit. Un tableau qui fonctionne est un tableau que l’on ne comprend pas entièrement.

Ainsi mes peintures qui cherchaient l’abstraction ont évolué vers un travail “d’extraction”. Une peinture abstraite détendue, moins dogmatique, venant de soi et qui accepte de laisser surgir des mémoires visuelles. Les formes semblant représenter quelque chose d’identifiable (un fantôme, un canard en plastique, un cow boy…) ne sont plus censurées mais parfois assumées, avec humour.

C’est que ça m’amuse …

Olivier Breuil

Avril 2013

Objet peint non identifié IV (2012) 120 x 100 x 4 cm

Objet peint non identifié III (2012) 65 x 54 x 4 cm

Humour noir (2012) 180 x 150 x 2.5 cm

Humour noir (2013) 180 x 150 x 2.5 cm

Humour noir (2012) 150 x 120 x 3 cm

Humour noir (2012) 140 x 130 x 2.5 cm

Objet peint non identifié VI (2013) 100 x 80 cm

Mapa (2012) 65 x 50 cm

Mapa (2012) 65 x 50 cm

Né en 1970, Olivier Breuil a effectué sa formation auprès du peintre Frédéric Prat et tant qu’ auditeur libre à l’Ecole des Beaux Arts de Paris entre 2001 et 2005. En 2008 il fait sa première exposition personnelle à la Galerie Pascal Lorain (Paris) ainsi qu’au salon Art Elysées. En 2009 il crée au sein de l’Hôtel Elysées Mermoz une galerie et y organise des expositions d’artistes émergents essentiellement autour de la peinture abstraite. En juin 2013 une exposition collective de 10 peintres ayant exposés à l’hôtel célèbrera les 4 ans de ce lieu d’exposition.

www.olivierbreuil.com