Olivier Filippi

« Olivier Filippi – Dessins et peintures »
à l’Hôtel Élysées-Mermoz, du 07/10/2010 au 30/11/2010

« On peut dire que les séries de dessins procèdent à l’inverse des tableaux. Le format en est toujours très réduit (A4 ou proche du A4, plus rarement A3) et il ne s’agit pas ici de s’attarder à considérer très longtemps la même forme.

Il s’agit d’improvisations. Cela se fait rapidement et dans un certain aveuglement.
Les données de départ conditionnent en partie l’aspect final de la série :
Il y a le choix du papier, le choix des couleurs et des types de marqueurs, le nombre de couleurs et le nombre de fois où une couleur sera utilisée et selon quel type de tracé… Tout cela entre en résonance avec une sorte de jeu de redistribution des surfaces.
En général, je dispose une ou plusieurs dizaines de feuilles sur la table (il vaut mieux qu’elle soit grande) dans le désordre, ou en suivant un plan plus ou moins pré-établi.
Ensuite je dessine sur cet ensemble de feuilles. Les tracés passent donc d’une feuille à l’autre, et je ne m’attarde que très rarement à considérer ce qui se passe sur une feuille en particulier. Puis je change (le plus souvent mais pas toujours) la disposition des feuilles, je trace de nouveau et ainsi de suite… Cela peut durer assez longtemps. Au fur et à mesure, je retire des feuilles du tas.
Quand il n’y a plus rien sur la table, je me retrouve avec une série de dessins. »

Olivier Filippi, septembre 2010

o.filippi.free.fr